A la découverte du jeu de 32 cartes

Un peu d’histoire

Difficile de savoir l’origine exacte des cartes à jouer, on sait juste que celles-ci sont apparues en Europe aux alentours du XVe ou XVIe siècles.

Cependant d’après le musée national des cartes, on s’accorde à dire que la naissance des cartes part de l’orient. Ainsi, selon certaines hypothèses fait remonter l’apparition du jeu de carte entre le VIIe et VIIIe siècles en chine. C’est autour du XIIIe et XVIe siècle que les Mongols ont largement contribué au travers du moyen orient puis l’Europe.

Si nous ne connaissons actuellement qu’une seule représentation du jeu de cartes, avant 1800, il existait plusieurs modèles qui ont vu le jour durant le XVe et XVIe siècles dans les diverses provinces Françaises. Ces jeux offraient des figures comme les Rois, les Dames, les Valets différents et parfois étrangers.

Après les portraits de l’ancien régime à la veille de la révolution, la France offre neuf portraits régionaux de cartes ordinaires notamment dans le quart Sud-Est (Provence – Bourgogne – Dauphiné aux alentours de Lyon) et dans l’Ouest (Limousin – Guyenne – Languedoc ainsi qu’aux alentours de l’Auvergne) qui joueront un rôle clé dans la fixation des couleurs (Cœur – Trèfle – Carreau – Pique). La moitié Nord du pays vouée au portrait de Paris le restera jusqu’à l’Empire.

Il faudra attendre la révolution pour les choses changent et notamment 1793 pour que les symboles les symboles de la royauté et de la féodalité soient supprimés des cartes à jouer. Cette période reste toutefois riche en créativité et les cartes deviennent de véritables outils de propagande où les idées révolutionnaires et idéologiques se côtoient. Les Rois deviennent des génies, les Dames des libertés, les Valets des Égalités, ou encore, ils se distinguent en groupes : Les sages, les Vertus, les Braves (ces derniers étant tirés de l’antiquité classique) que l’on retrouve aux côtés des éléments, des saisons ou des cultivateurs, en relation étroite avec le calendrier républicain.

C’est la chute de Robespierre qui mettra à terme à ce mouvement en 1794.

Quoi qu’il en soit nous devons le carte que nous utilisons aux planches d’un artisan du nom de Guyon Guymier. Elles sont d’ailleurs le plus ancien témoin des portraits de Paris, ancêtres de nos cartes actuelles. Ainsi même si Napoléon tenta d’instaurer un portrait unique, c’est encore le « portrait de paris » qui subsiste et cela malgré quelques changements néoclassiques. Ces portraits s’imposeront en  1816 même si deux nuances interviennent toutefois, à savoir la double tête (1827) et l’index en coin (1920).

Un support divinatoire

Le jeu de  trente-deux cartes reste à ce jour un excellent support de divination. C’est l’un des jeux les plus utilisé en matière d’oracle après le Tarot de Marseille. D’ailleurs, ce jeu n’est autre qu’un dérivé des arcanes mineurs du Tarot de Marseille. Les cœurs représentent en fait les coupes, les trèfles sont en adéquation avec les bâtons, les carreaux sont en relation avec les deniers et pour finir, les piques sont la correspondance des épées.

Je vous invite donc dès à présent à découvrir la signification de chaque carte, famille par famille.

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Le jeu de 32 cartes à jouer

La famille des coeurs

La famille des Trèfles

La famille des carreaux

La famille des piques